mercredi 27 juin 2012

Mes réponses à une interview



Pourquoi vous intéresser aux pathologies de l'os ?

Contrairement à une idée répandue, ostéopathie ne signifie pas maladie de l'os , mais expression de la maladie par les os, ce qui est sensiblement différent.

Donc ce qui m'intéresse n'est pas de soigner les os, mais de comprendre par l'expression du tissu osseux le cheminement intime de la maladie, qui en réalité se transmet par ce que nous appelons les fascias, qui sont des relais membraneux entre les os et les organes.

Quelles différences entre la démarche ostéo et kiné ?

La démarche de l'ostéopathe est caractérisée par une recherche de la cause intime et profonde de la maladie ou de la perturbation mécanique de l'état de santé.

Nous nommons cette cause « lésion primaire » et nous effectuons un ensemble de tests destinés à l'identifier.

La suite de la démarche consiste ensuite à traiter cette lésion primaire , ainsi que les lésions secondaires, consécutives à la première, à l'aide de corrections mécaniques directes ou indirectes.

Il n'est absolument pas nécessaire de faire craquer, et souvent dans la pratique les praticiens qui font craquer s'attaquent aux dysfonctions secondaires et non pas à la lésion primaire, et donc leur traitement ostéopathique perd en efficacité !

En kinésithérapie, le diagnostic est établi par le médecin prescripteur, qui précise sur l'ordonnance la zone du corps à traiter.

En clair, vous avez mal au genou droit, le médecin établit une prescription de kinésithérapie du genou droit, et le kiné doit traiter le genou droit ,point barre.

Si la douleur du genou est liée uniquement à un traumatisme du genou, le traitement kinésithérapique sera efficace, si par contre c'est le pied ou la cheville qui ont déstabilisé secondairement le genou, vous risquez de faire beaucoup de séances de kiné pour pas grand résultat...

Ce que vous pouvez dire sur l'efficacité du traitement en ostéo et en kiné ? Dans le cas de l'arthrose par exemple?

Je crois sincèrement en l'efficacité de la kinésithérapie et de l'ostéopathie.

Comme écrit dans mon ouvrage, mon combat n'est pas celui de l'ostéopathie contre la kinésithérapie, mais celui de la thérapie manuelle contre la dolipranothérapie !

En effet, dans le cas de l'arthrose, de trop nombreux praticiens associent trop vite arthrose et douleur, comme si il n'y avait plus rien à faire..

C'est faux dans de nombreux cas, l'arthrose à bon dos ! Si on peut dire, et des soins de kiné et d'ostéopathie appliqués à une articulation arthrosique vont apporter du mieux dans la plupart des cas, sauf évidemment en évolution sévère d'arthrose.

Il est donc important de consulter suffisament tôt avant dégradation totale du cartilage !

Il ne faut pas oublier que la radiologie est un examen complémentaire qui visualise très bien l'arthrose et très mal la cause de l'arthrose, qui est le plus souvent lié à un probleme postural.

Il est tout à fait convenu qu'il n'y a pas de lien direct entre l'aspect inquiétant d'une radio et la douleur ressentie par le patient, qui va sensiblement s'abaisser après un traitement kiné ou ostéopathique, alors que le cliché radiologique sera de résultat inchangé.

Ce que vous pourriez rajouter

Je crois beaucoup en la conjonction des résultats obtenus en ostéopathie et en kinésithérapie, Dans de nombreux cas de pathologies de l'appareil locomoteur, il m'apparait judicieux de combiner une à deux séances d'ostéopathie suivis d'une prise en charge kinésithérapique.

Vous pouvez retrouver plus de détails et d'argument dans mon ouvrage « Kiné ou ostéo, qui consulter ? » ou sur mon site www.leslivresdemonosteopathe.com


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