samedi 29 septembre 2012

Vincent ARIN Ouvrages à paraitre

Mon recueil de nouvelles "Confidences de patients" est parti cette semaine chez l'éditeur "je publie" pour mise en maquette et impression.

Son titre définitif devient "Sacrés patients"

Je pense disposer de la version numérique en novembre et de la version papier en décembre.

Mon ouvrage d'auto-soins paraitra aux Editions Grancher en février 2013, sous le titre provisoire "Soulagez vous même vos petites douleurs articulaires" , je dois rendre le manuscrit fin octobre.

A bientôt!

Kiné ou Ostéo sur Santé Naturelle

Le mensuel Santé Naturelle consacre un joli article à mon ouvrage "Kiné ou ostéo, qui consulter?" avec un rappel de l'article sur la couv...

A voir ci après:

vendredi 14 septembre 2012

Ostéo-empathie ou ostéo-antipathie???


Agathe arrive avec 18 minutes de retard, son portable à l’oreille :

«  Ça y est maman, j’suis arrivé, j’crois qul’ostéo m’attends, j’te rappelle en sortant »

Excusez-moi pour le retard, ct’abruti de taxi il m’a fait traverser la Seine pour aller du 16eme au 8eme, il m’a pris pour une touriste, j’ai pourtant pas une tête de touriste…

 

C’est pas grave… Vous êtes donc  Agathe de T, la fille de Madeleine ? »

Oui Oui C’est ça …

Lance Agathe, avec une fierté assez peu contenue, d’une part de porter le nom qu’elle porte et d’autre part d’afficher un physique si séduisant, particulièrement mis en valeur par sa petite robe en coton Jean Paul Gauthier juste courte comme il faut pour optimiser le charme de ses 248 mois.

Assez surprise par mon manque d’émotivité apparente, Agathe se retourne discrètement vers le miroir présent en salle d’attente, et en une fraction de seconde vérifie de haut en bas si tout va bien, si elle n’aurait pas négligé par malheur quelque détail de sa précieuse apparence.

Car en effet, impossible de ne pas voir Agathe, quand Agathe entre dans une pièce, vous ne voyez plus la pièce : vous ne voyez qu’Agathe.

Pour les hommes, c’est dans le désordre : des sueurs froides disséminées dans tout le corps, des palpitations cardiaques avec arythmie, et un très fort balbutiement dès qu’il s’agit d’essayer de parler…

Pour les femmes, c’est différent, quelque chose entre le dédain, la curiosité, ou un intérêt subit pour le meurtre.

Compte tenu de mon devoir de discrétion et de réserve, je me contentais de prendre un air détaché avant de lâcher :

 

Qu’est-ce qui vous amène en consultation? 

C’est samedi, j’étais invitée à une soirée chez ma copine Carla, enfin j’veux dire chez ses parents.

Tout allait bien, on avait bien fait la fête, peut-être un peu trop d’ailleurs, et le soir  on a décidé de se baigner dans la piscine... et là ct’abruti de Hugo il m’a poussé par derrière et je me suis défoncé le bassin et le petit doigt en tombant sur le rebord  hyper dur en ciment ou chaipaquoi.

J’arrivais pas à me relever, alors Arthur et Léo, ils m’ont allongé sur le divan et ils m’ont mis de la glace.

Et ce matin j’avais toujours hypermal, c’est pour ça que ma mère vous a appelé pour un rendez-vous en urgence.

Donc, si je comprends bien,  vous souffrez du bassin et d’un doigt, de quel côté se situe-t-il le doigt blessé?

Comment ça de quel côté ?

Eh bien le petit doigt de la main droite ou de la main gauche ?

Mais j’sais plus moi ! Vous avez d’ces questions ! dit-elle en levant les yeux vers le ciel.

jeudi 13 septembre 2012

A propos de vocation médicale..


Nous sommes aux environs de Toulouse en 1928, Manuel n’est pas un de  mes patients, car évidemment à cette époque, je n’écrivais pas…

Non, Manuel est simplement mon arrière-grand-père,  médecin généraliste à Castanou, alors petite commune de campagne, située en périphérie de Toulouse.

A l’époque, on ne parlait d’ailleurs pas de généraliste, mais simplement du docteur !

Le docteur constituait alors un des notables incontournables du village, respecté de chacun comme un pilier nécessaire à la cohésion de l’équilibre social de la commune.

En échange, le médecin s’appliquait à mériter cet honneur par une grande disponibilité, et un service rendu sans compter, indépendamment de l’heure, du jour, ou de la solvabilité des patients.

Etonnamment, à l’époque, il était aussi aisé de faire venir son médecin le week-end qu’aujourd’hui il est encore possible d’appeler son vétérinaire ou son garagiste…

La médecine constituait avant tout  une vocation.

Le docteur avait simplement prêté le serment d’Hyppocrate, qui contient aujourd’hui encore ces mots :

« J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. »
Quand l’argent manquait, les honoraires de l’époque : poulets, lapins, ou simplement des œufs, étaient posés en remerciements, sur la table


Extrait de mon recueil de nouvelles "Droles de patients " a paraitre