jeudi 13 septembre 2012

A propos de vocation médicale..


Nous sommes aux environs de Toulouse en 1928, Manuel n’est pas un de  mes patients, car évidemment à cette époque, je n’écrivais pas…

Non, Manuel est simplement mon arrière-grand-père,  médecin généraliste à Castanou, alors petite commune de campagne, située en périphérie de Toulouse.

A l’époque, on ne parlait d’ailleurs pas de généraliste, mais simplement du docteur !

Le docteur constituait alors un des notables incontournables du village, respecté de chacun comme un pilier nécessaire à la cohésion de l’équilibre social de la commune.

En échange, le médecin s’appliquait à mériter cet honneur par une grande disponibilité, et un service rendu sans compter, indépendamment de l’heure, du jour, ou de la solvabilité des patients.

Etonnamment, à l’époque, il était aussi aisé de faire venir son médecin le week-end qu’aujourd’hui il est encore possible d’appeler son vétérinaire ou son garagiste…

La médecine constituait avant tout  une vocation.

Le docteur avait simplement prêté le serment d’Hyppocrate, qui contient aujourd’hui encore ces mots :

« J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.

Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire. »
Quand l’argent manquait, les honoraires de l’époque : poulets, lapins, ou simplement des œufs, étaient posés en remerciements, sur la table


Extrait de mon recueil de nouvelles "Droles de patients " a paraitre
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