mercredi 14 novembre 2012

Sacrés patients bientôt dispo en librairie

"Sacrés patients" recueil de nouvelles présentant des portraits fictifs de patients, est disponible dés aujord'hui en numérique sur mon site www.leslivresdemonosteopathe.com et dés le 4 décembre en librairie!

Ci-aprés la couv et un nouvel extrait:




 

 

                                                        AGATHE
 
Agathe arrive avec 18 minutes de retard, son portable à l’oreille :
«  Ça y est maman, j’suis arrivé, j’crois qul’ostéo m’attends, j’te rappelle en sortant »
Excusez-moi pour le retard, ct’abruti de taxi il m’a fait traverser la Seine pour aller du 16eme au 8eme, il m’a pris pour une touriste, j’ai pourtant pas une tête de touriste…
Visiblement, Agathe se sent particulièrement énervée par son retard, dont elle tient à faire porter l’exclusivité de la responsabilité au taxi, je choisis donc de lui répondre avec un calme digne d’un politicien face à un journaliste-Mélenchon excepté bien sur.
 
Ce n’est pas grave…Je peux prendre moi-même parfois quelque retard.. Vous êtes donc  Agathe de T, la fille de Madeleine ? »
Oui Oui C’est ça …  Lance Agathe, un peu apaisée mais  avec une fierté assez peu contenue, d’une part de porter le nom qu’elle porte et d’autre part d’afficher un physique si séduisant, particulièrement mis en valeur par sa petite robe en coton Jean Paul Gauthier juste courte comme il faut pour optimiser le charme de ses 248 mois.
L’espace d’une demi-seconde elle teste le regrd que je porte sur elle, et visiblement déçue, décide de se rapprocher du miroir de l’entrée afin de vérifier de haut en bas et de bas en haut si elle n’avait pas négligé quelque détail de sa précieuse apparence.
Car en effet, impossible de ne pas voir Agathe, quand Agathe entre dans une pièce, vous ne voyez plus la pièce : vous ne voyez qu’Agathe.
Pour les hommes, c’est dans le désordre : des sueurs froides disséminées dans tout le corps, des palpitations cardiaques avec arythmie, et un très fort balbutiement dès qu’il s’agit d’essayer de parler…
Pour les femmes, c’est différent, quelque chose entre le dédain, la curiosité, ou un intérêt subit pour le meurtre.
Personnelement, j’avais le choix de n’être ni un homme ni une femme mais un thérapeute, et là le tableau s’avérait nettement moins glamour : cernes sous les yeux vainement dissimulées par un maquillage excessif, torsion du bassin avec rigidité lombaire, signant l’existence de perturbations somato émotionnelles du bas ventre, pieds en dedans, hanches en fermeture, et haleine de Stuyvesant Rouge.
Enregistrer un commentaire