jeudi 9 avril 2015

Envoi d'un manuscrit aux éditeurs: la longue attente




Voilà, le premier roman longtemps rêvé, lentement rédigé, maintes fois corrigé, est enfin terminé.

Il est temps d’adresser le manuscrit aux éditeurs… 

Qui choisir? Allez, on va en sélectionner quinze, plus ou moins proches de ce que l’on présuppose de notre propre style d’écrit et de narration.

Mais comment se juger soi-même? Notre égo supporterait-il que modestement, nous convenions que définitivement nous écrivissions comme une merde…Ou pas…

Au terme de mes itératives corrections, il me sembla que mon roman avait une certaine tenue, la cohérence de l’achevé, puis après quelques jours, en relisant ma prose, le doute s’installa: pourquoi Camille s’exprimait si mal dans les dialogues? Le lecteur ne pourrait-il pas imaginer qu’il s’agit là de l’expression usuelle de l’écrivassier créateur de cette vulgaire narration?

N’y aurait-il pas trop de dialogues, pas assez de descriptions, comme le suggérait une de mes amies lectrices.

Le texte est-il trop court, trop banal, trop attendu?

Voilà le texte est entre de bonnes mains averties, reste l’attente, l’attente, l’attente, déjà dix jours écoulés sans réponse.

J’ai entendu que lorsque les éditeurs « tombaient » sur un manuscrit très intéressant, ils se manifestaient en 48h, comme cela avait été le cas pour mon premier manuscrit médical.

Voilà, dix jours écoulés, pas de réponse, à partir de quand se résoudre à l’auto-édition ou à la publication numérique?

Trop tôt, assurément.

Je pense à toutes les auteures et auteurs qui comme moi se lancent dans le projet d’un premier roman, la route peut être longue jusqu’à la parution du livre.

Dimanche dernier, je partais en week-end dans un village du sud de la France, ma compagne avait amené mon manuscrit pour le lire, et nous avons dormi dans une « librairie-chambre d’hôte ».

Le lundi matin, je discute avec le bouquiniste et lui confie mon projet de premier roman.

Il me demande d’un ton léger: 

-As-tu pensé à envoyer ton manuscrit à Mr G, des éditions D, très influent à Paris?

-Non, c’est vrai tu as raison, je l’ai oublié…On ne peut penser à tous les éditeurs…

-Sinon, si tu veux le rencontrer, il a une boutique au bout de la rue, il est arrivé hier soir de Paris!

-Quoi? Tu veux dire que G est dans ce village à cent mètres d’ici!


Trois minutes plus tard, je partais à la rencontre de Mr G dont je connaissais un peu la réputation, et après trente minutes d’un argumentaire bien mal présenté, il concéda à conserver mon manuscrit pour y jeter un oeil.

Voilà, reste l'attente...


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